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Les Incontournables Légendes de la Forêt de Brocéliande

Les Incontournables Légendes de la Forêt de Brocéliande

L'essentiel à retenir : Brocéliande incarne le décor du cycle arthurien, où les récits de Merlin, Viviane et Morgane ont façonné l'identité culturelle de cette forêt bretonne. Ces légendes médiévales continuent d'irriguer l'imaginaire collectif et donnent une épaisseur mythologique unique au massif de Paimpont.

Quelles sont les légendes de la forêt de Brocéliande ? Merlin emprisonné dans une prison d'air, Viviane élevant Lancelot sous les eaux, Morgane piégeant 253 chevaliers infidèles dans le Val sans Retour : ces récits ont façonné l'identité mythologique de ce massif breton (Wikipedia - Brocéliande). Ces légendes de la forêt de Brocéliande mêlent amour, trahison et magie, transformant chaque sentier en décor du cycle arthurien.

Vous découvrirez comment ces histoires médiévales se sont greffées sur des sites préhistoriques authentiques, créant une superposition fascinante entre mythe et réalité. Pour préparer votre visite avec les coordonnées GPS de chaque lieu, consultez mon guide complet de la forêt de Brocéliande.

Merlin emprisonné : la fin tragique de l'enchanteur

Merlin rencontre Viviane près de la fontaine de Barenton. Le devin tombe follement amoureux de la jeune fée. Elle accepte de devenir sa compagne, mais pose une condition : qu'il lui enseigne tous ses secrets magiques.

Merlin hésite. Il sait ce qui l'attend. Ses visions lui ont déjà montré son propre destin. Mais l'amour est plus fort que la raison. Il révèle à Viviane le sortilège ultime : comment retenir un homme à jamais.

La fée attend le bon moment. Un jour, alors que Merlin s'est endormi dans la forêt, Viviane trace neuf cercles magiques autour de lui et prononce neuf phrases enchantées (Wikimini - Fée Viviane). L'enchanteur se réveille prisonnier. Une prison sans barreaux, faite uniquement d'air et de magie. Il ne peut plus en sortir.

Selon certaines versions, Viviane regrette immédiatement son geste. Elle ne croyait pas que le sortilège fonctionnerait vraiment. Selon d'autres, elle voulait garder Merlin pour elle seule jusqu'à la fin des temps. Les deux amants restent ensemble dans cette prison invisible, séparés du monde mais réunis pour l'éternité.

Le roi Arthur perd ainsi son conseiller. Sans Merlin, la Table Ronde vacille. Le déclin de Camelot commence.

Viviane et l'éducation de Lancelot : forger le chevalier parfait

Viviane ne se contente pas d'être l'amante de Merlin. Elle joue un rôle central dans un autre récit : l'éducation de Lancelot du Lac (Wikipedia - Fée Viviane).

Le jeune Lancelot est le fils du roi Ban de Bénoïc. Lorsque son père meurt et que son royaume tombe, le bébé est recueilli par la Dame du Lac. Viviane l'emmène dans son palais sous les eaux de l'étang de Comper. Elle décide d'en faire le chevalier parfait.

Château de Comper Brocéliande étang Viviane palais cristal Dame du Lac
Le Château de Comper et son étang où se cache, selon la légende, le palais de cristal de Viviane, la Dame du Lac. Photo : Centre de l'Imaginaire Arthurien, CC BY-SA

L'enfant grandit coupé du monde des hommes. Viviane lui enseigne :

  • La chasse et le combat à l'épée
  • La musique et les arts de cour
  • La courtoisie et les bonnes manières
  • Les lettres et la sagesse
  • Le courage et la noblesse d'esprit

Lancelot ignore ses origines royales pendant toute son enfance.

Quand il atteint l'âge adulte, Viviane le juge prêt. Elle le conduit à Camelot pour qu'il soit adoubé chevalier par le roi Arthur. Lancelot rejoint la Table Ronde et devient rapidement le plus célèbre de tous les chevaliers. Sa fidélité à la reine Guenièvre sera légendaire — cette fidélité même qui lui permettra plus tard de briser le sortilège de Morgane.

Morgane et le Val sans Retour : la vengeance d'une femme trahie

Morgane, demi-sœur du roi Arthur, étudie la magie auprès de Merlin. Elle devient une magicienne redoutable. Puis elle tombe amoureuse d'un chevalier nommé Guyomard.

Un jour, elle le surprend dans les bras d'une autre femme. La trahison la brise. Plutôt que de pleurer, Morgane décide de se venger — non seulement de son amant infidèle, mais de tous les hommes qui trahissent leur serment d'amour.

Elle crée le Val sans Retour, une vallée enchantée dans la forêt de Brocéliande (Wikipedia - Val sans Retour). Tous les chevaliers qui ont trompé leur dame et qui pénètrent dans ce vallon sont immédiatement piégés par des cercles de brume magique. Impossible d'en ressortir. Le sortilège est implacable.

Guyomard est le premier prisonnier. La femme qui l'accompagnait reçoit une malédiction supplémentaire : elle ressent le froid de la glace des pieds à la ceinture, et le feu d'un brasier de la ceinture à la tête. Un châtiment éternel.

Pendant dix-sept ans, les chevaliers s'accumulent dans le Val. Deux cent cinquante-trois guerriers arthuriens sont prisonniers (Wikipedia - Val sans Retour). Aucun ne peut briser le sortilège de Morgane — jusqu'à l'arrivée de Lancelot.

Lancelot, resté parfaitement fidèle à Guenièvre malgré les années, entre dans le Val sans Retour. Son cœur pur brise automatiquement l'enchantement. Les brumes se dissipent. Les 253 chevaliers retrouvent leur liberté. La plus éclatante action de Morgane contre la chevalerie arthurienne s'achève sur un échec.

Ce récit inverse les rôles habituels de la littérature médiévale. Une femme prend le pouvoir magique pour punir les hommes. Elle juge, condamne, emprisonne. Les chevaliers deviennent les victimes, impuissants face à la magie féminine.

Yvain et la Fontaine de Barenton : le duel qui déclenche l'orage

Entre 1176 et 1181, Chrétien de Troyes écrit Le Chevalier au Lion (Maremurex - Le Chevalier au Lion). Il y raconte l'aventure d'Yvain, cousin de Gauvain, dans la forêt de Brocéliande.

Yvain apprend l'existence d'une fontaine magique gardée par un mystérieux Chevalier Noir. Celui qui verse l'eau de la source sur le perron de pierre déclenche un orage terrible. Le gardien apparaît alors pour châtier l'imprudent.

Cascade Brocéliande rochers moussus lumière dorée Fontaine Barenton - ©Loïc Delplanque
Cascade de Brocéliande évoquant la Fontaine de Barenton, lieu des légendes d'Yvain, Merlin et Viviane - ©Loïc Delplanque

Yvain décide de relever le défi. Il trouve la fontaine, verse l'eau sur la pierre. L'orage éclate immédiatement. Le Chevalier Noir surgit, furieux. Les deux hommes s'affrontent dans un combat acharné.

Yvain blesse mortellement son adversaire. Mais le chevalier parvient à s'enfuir vers son château. Yvain le poursuit, espérant achever le combat. C'est le début d'une longue série d'aventures qui le conduiront à devenir le "Chevalier au Lion" — accompagné d'un lion qu'il sauvera et qui deviendra son compagnon fidèle.

Ce récit ancre la forêt de Brocéliande dans la géographie littéraire du cycle arthurien. Chrétien de Troyes crée le lien entre un lieu réel — le massif de Paimpont — et l'imaginaire médiéval.

Les lieux légendaires de Brocéliande : du mythe à la pierre

Pour distinguer les récits légendaires des vestiges historiques réels, voici un guide des principaux sites :

SiteType de monumentLégende associéeRéalité archéologique
Tombeau de MerlinAllée couverte néolithiquePrison d'air où Viviane enferma l'enchanteurVestige mégalithique datant de 4000 av. J.-C.
Fontaine de BarentonSource naturelle en forêtCombat d'Yvain contre le Chevalier NoirSource aux propriétés géologiques particulières
Val sans RetourVallée de landes et schistesDomaine enchanté de Morgane piégeant les infidèlesSite ravagé par l'incendie de 1990 (Chrislyne - Arbre d'Or)
Château de ComperForteresse médiévalePalais de cristal invisible de Viviane sous l'étangChâteau du XIIIe siècle abritant le Centre de l'Imaginaire Arthurien
Hotié de VivianeCoffre mégalithiquePoint d'observation de Viviane sur son domaineMonument funéraire datant de 4500 ans (Brocéliande Guide - Hotié)

Cette table montre comment les légendes de la forêt de Brocéliande se sont greffées sur des sites préhistoriques et médiévaux authentiques, créant une superposition fascinante entre histoire et mythologie.

Fontaine de Barenton Brocéliande perron pierre légende Yvain Chevalier au Lion
La Fontaine de Barenton où Yvain a défié le Chevalier Noir. Verser l'eau sur le perron déclenche l'orage selon la légende. Photo : Wikimedia Commons, licence libre

Le petit peuple breton : korrigans et créatures de la nuit

Les légendes arthuriennes ne sont pas les seules à habiter Brocéliande. Le folklore breton y ajoute ses propres créatures.

Les créatures légendaires du massif de Paimpont :

  • Les korrigans : petits êtres facétieux qui dansent autour des pierres levées et jouent des tours aux randonneurs
  • Les lavandières de nuit : fantômes qui lavent leur linge près des ruisseaux — en voir une annonce une mort prochaine
  • Les chiens noirs : créatures fantomatiques qui égarent les voyageurs nocturnes
  • Les juments de nuit : apparitions équines qui entraînent les imprudents hors des sentiers
  • Le Chêne à Guillotin : arbre remarquable de 500 ans et 9,6 m de circonférence (Wikipedia - Chêne à Guillotin)

Ces créatures du folklore cohabitent avec les figures arthuriennes. Merlin côtoie les korrigans. Viviane partage la forêt avec les lavandières. La frontière entre les légendes chevaleresques et le petit peuple breton reste floue, renforçant l'atmosphère surnaturelle du lieu.

L'abbé Gillard et l'Église du Graal : quand le christianisme rencontre la légende

Hotié de Viviane Brocéliande mégalithe néolithique schiste Val sans Retour
Le Hotié de Viviane, coffre mégalithique vieux de 4500 ans dominant le Val sans Retour. Photo : Wikimedia Commons, modifiée, licence libre

En 1942, l'abbé Henri Gillard arrive à Tréhorenteuc, un village isolé au cœur de la forêt (Wikipédia - Église). Il découvre une église délabrée et une population pauvre, marquée par la guerre.

Gillard a une vision audacieuse : décorer son église avec les symboles du Graal et des légendes arthuriennes. Pendant douze ans, il transforme ce lieu de culte chrétien en sanctuaire mêlant foi catholique et mythologie païenne (Église Tréhorenteuc - L'abbé Gillard).

Les éléments symboliques de l'Église du Graal :

  • Vitraux représentant le cerf blanc, symbole du Christ et créature des légendes celtiques
  • Peintures murales évoquant la quête du Graal
  • Inscriptions mystérieuses mêlant latin sacré et références arthuriennes
  • Mosaïques illustrant les chevaliers de la Table Ronde

C'est la seule église au monde consacrée à la légende du Graal. Ce syncrétisme unique montre comment les légendes de Brocéliande dépassent le cadre littéraire pour s'ancrer dans la spiritualité locale. Le mythe devient prière. La fiction devient sacré.

Préparez votre visite dans les lieux de légende

Ces récits prennent une autre dimension quand vous marchez réellement dans les lieux où ils se déroulent. Le Tombeau de Merlin, la Fontaine de Barenton, le Val sans Retour : chaque site porte la mémoire de ces histoires millénaires.

Pour une première visite simplifiée avec les coordonnées GPS de chaque lieu et les parkings, consultez mon guide complet de la forêt de Brocéliande. Vous y trouverez toutes les informations pratiques pour explorer les sites légendaires en toute autonomie.

Si Brocéliande vous fascine, découvrez également les 8 plus belles forêts de Bretagne, chacune avec son identité et ses paysages uniques. Et pour prolonger votre connexion avec ces lieux mythiques, explorez ma collection de photographies de forêts bretonnes, où j'ai cherché à saisir l'atmosphère particulière de ces espaces naturels chargés d'histoire.

Les légendes de la forêt de Brocéliande tissent une toile invisible entre les arbres. Merlin prisonnier de l'amour, Viviane façonnant le chevalier parfait, Morgane vengeant les trahisons, Yvain défiant l'orage : ces récits ne se lisent pas, ils se vivent.

Marchez jusqu'au Tombeau de Merlin. Versez l'eau de la Fontaine de Barenton. Traversez le Val sans Retour. Chaque pas vous rapproche de ces histoires millénaires. Le schiste rouge sous vos pieds porte la mémoire de huit siècles de mythologie arthurienne.

Prêt à explorer ces lieux légendaires ? Téléchargez mon guide complet avec les coordonnées GPS, parkings et circuits détaillés pour ne rien manquer. Et si ces paysages forestiers vous touchent, découvrez ma collection de photographies où j'ai cherché à saisir cette atmosphère unique où la nature rencontre la légende.

Télécharger le guide GPS complet

FAQ

Le Tombeau de Merlin abrite-t-il réellement le célèbre enchanteur ?

Non. Ce site est une allée couverte néolithique datant de 4000 av. J.-C., bien antérieure aux légendes arthuriennes. Deux dalles de schiste rouge subsistent, dégradées au XIXe siècle par des chasseurs de trésors. Pourtant, les visiteurs y déposent toujours des vœux. Le mythe a transformé ces vestiges en sanctuaire vivant.

Quelle est l'histoire du Val sans Retour ?

Domaine enchanté de Morgane dans les légendes arthuriennes, le Val sans Retour était le piège des amants infidèles. Suite à l’incendie de 1990, l’Arbre d’Or fut installé pour symboliser la renaissance du site. Explorez ce lieu mythique en suivant les sentiers balisés.

La Fontaine de Barenton a-t-elle des pouvoirs ?

Chrétien de Troyes décrivait au XIIe siècle qu’y verser l’eau déclenche un orage. C’est le lieu de rencontre entre Merlin et Viviane. L’eau rougie par le fer du sol crée une atmosphère unique où légende et géologie se rencontrent.

Où trouver le palais de cristal de Viviane ?

Au Château de Comper à Concoret. La légende place le palais de cristal de Viviane sous l’étang. Le château abrite aujourd’hui le Centre de l’Imaginaire Arthurien avec des expositions sur les récits arthuriens.

Pourquoi l'Église de Tréhorenteuc s'appelle-t-elle "Porte du Graal" ?

L’abbé Gillard l’a décorée entre 1942 et 1954 avec des symboles du Graal et des légendes arthuriennes. Vitraux et mosaïques mêlent foi chrétienne et mythologie celtique. Cherchez le cerf blanc et les références au roi Arthur.

Faut-il craindre les Korrigans en forêt ?

Les Korrigans sont les gardiens facétieux de ces bois. Ils dansent la nuit autour des pierres levées et jouent des tours aux randonneurs irrespectueux. Restez sur les sentiers. Évitez les abords des plans d’eau à la tombée de la nuit : les lavandières de nuit y attirent les imprudents.

Les 8 Plus Belles Forêts de Bretagne : Randos & Itinéraires 2025

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📋 Dans cet article

  • 8 forêts bretonnes exceptionnelles : Huelgoat, Brocéliande, Quénécan, Camors, Fougères, Cranou, Beffou et Pont-Calleck
  • Carte interactive Google Maps : 20 forêts de Bretagne avec parkings GPS et points d’intérêt
  • Générateur de randonnées interactif : 24 itinéraires forestiers avec durée, niveau, anecdotes historiques et liens Visorando
  • Patrimoine exceptionnel : chaos rocheux, légendes arthuriennes, mégalithes néolithiques, forges industrielles XVIIe-XIXe siècles
  • Conseils photo professionnels : techniques ICM, panoramas, contre-jours, golden hour et meilleurs spots lumineux

🌲 Carte Interactive : 20 Forêts de Bretagne

🗺️ Carte interactive (20 forêts de Bretagne) — Cette carte regroupe les 8 forêts détaillées dans l’article plus 12 alternatives à explorer. Retrouvez les parkings avec coordonnées GPS précises et les points d’intérêt majeurs de chaque massif forestier.

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🌲 Les 8 Plus Belles Forêts de Bretagne

La Bretagne abrite des forêts exceptionnelles où légendes, nature et histoire se rencontrent. Voici huit forêts incontournables avec leurs spécificités : chaos rocheux, mégalithes, forges historiques, lacs et sentiers familiaux. Chaque massif est présenté avec localisation, parkings, circuits et conseils photo.

Forêt n°1
Chaos de Huelgoat forêt Finistère Bretagne

Le chaos granitique de Huelgoat, Finistère. © Loïc Delplanque

🌲 Huelgoat (Finistère) — Le Chaos du Moulin

Le Chaos d'Huelgoat est né il y a 300 millions d'années, lorsque la croûte terrestre a fondu en profondeur pour former du granite. Ce magma est remonté, puis refroidi à 6-8 km sous la surface.

Au fil des millions d'années, l'érosion de la chaîne hercynienne a mis à nu ce granite massif. Le gel, le dégel et les intempéries ont ensuite fracturé la roche, créant ce labyrinthe de blocs gigantesques — certains dépassant 100 tonnes — désormais enchâssés dans une forêt dense.

Légende : La tradition raconte que Gargantua frappa à la porte des habitants d'Huelgoat pour demander le gîte. Ceux-ci lui servirent une maigre bouillie de blé noir. Vexé par cette hospitalité minimaliste, le géant reprit sa route vers le Léon. Pour exprimer son mécontentement, il vida ses poches de tous les cailloux accumulés pendant son périple, les jetant avec rage à l'emplacement actuel du chaos. Une colère mémorable qui façonna le paysage pour l'éternité.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Huelgoat, 29690 (Finistère)
  • 🅿️ Parking : Rue du Général De Gaulle — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 1 800 hectares
  • ⏱️ Circuits : 1h (familial) à 4h (complet)
  • 📸 Spot optimal : Mare aux Sangliers

📍 Sites Remarquables

  • Chaos du Moulin — Blocs granitiques cyclopéens, labyrinthe minéral
  • Mare aux Fées — Grotte naturelle sculptée par érosion fluviale
  • Mare aux Sangliers — Plan d'eau idéal pour compositions symétriques
  • Gouffre — Débit spectaculaire après précipitations automnales
  • Camp d'Artus — Enceinte fortifiée gauloise, vestiges archéologiques
  • Roche Tremblante — Bloc de 100 tonnes oscillant sous pression manuelle

📸 Conseil Photo

Privilégiez les matins brumeux d'automne pour recréer la magie du chaos. La faible luminosité sous la canopée impose l'usage d'un trépied et des vitesses lentes.

Forêt n°2
Arbre d'Or forêt de Brocéliande Val sans Retour Bretagne

L’Arbre d’Or au Val sans Retour, forêt de Brocéliande, Paimpont. © Loïc Delplanque

🏰 Brocéliande (Ille-et-Vilaine) — Les Légendes

La forêt de Paimpont portait le nom de Brécilien jusqu'au XVe siècle. Son identification à la Brocéliande légendaire, forêt imaginaire créée par Chrétien de Troyes au XIIe siècle, s'est imposée au milieu du XIXe siècle grâce aux travaux de l'érudit Félix Bellamy.

Le territoire s'étend sur 11 000 hectares au total, dont 7 000 hectares concentrent les sites arthuriens. Façonnée par trois siècles d'exploitation du fer (XVIIe-XIXe), elle abrite encore les ruines d'anciennes forges et les bassins de retenue qui approvisionnaient les fonderies en énergie hydraulique.

Légende : La Fontaine de Barenton marque, selon la tradition arthurienne, le premier lieu de rencontre entre Merlin l'Enchanteur et la fée Viviane. Considérée comme une fontaine merveilleuse, verser son eau sur le perron de pierre était censé déclencher la pluie. Cette croyance populaire motiva de nombreuses processions pendant les périodes de sécheresse.

Découvrez mon guide complet sur la forêt de Brocéliande avec les lieux incontournables, les légendes arthuriennes et mes conseils pour préparer votre visite.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Paimpont, 35380 (Ille-et-Vilaine)
  • 🅿️ Parking : Esplanade de Brocéliande — 48.0199, -2.1719 — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 9 000 hectares
  • ⏱️ Circuits : 2h à 6h selon itinéraire
  • 📸 Spot optimal : Fontaine de Barenton (matin calme)

📍 Sites Remarquables

  • Fontaine de Barenton — Source légendaire, rencontre Merlin-Viviane
  • Chêne à Guillotin — Arbre millénaire, vestige des anciennes futaies
  • Abbaye de Paimpont — Fondation médiévale, centre historique du massif
  • Étang de l'Abbaye — Plan d'eau artificiel, ancien bassin des forges
  • Val sans Retour — Site légendaire lié à la fée Morgane
  • Tombeau de Merlin — Dolmen néolithique christianisé par la légende

📸 Conseil Photo

Expérimentez le filé vertical (ICM) pour capturer l'ambiance mystique de Brocéliande. Réglez votre vitesse à 1/4s ou 1/2s, puis déplacez l'appareil verticalement pendant l'exposition. Les troncs deviennent des traits flous, créant une atmosphère onirique et évoquant les légendes arthuriennes.

Forêt n°3
Lac de Guerlédan forêt de Quénécan Bretagne

Lac de Guerlédan et forêt de Quénécan, Centre Bretagne. © Loïc Delplanque

⛰️ Quénécan (Morbihan)

La forêt de Quénécan s'étend sur 3 700 hectares entre le Morbihan et les Côtes-d'Armor, au sud du lac de Guerlédan. Surnommée "Petite Suisse bretonne" pour son relief vallonné, elle abrite les Gorges du Daoulas, canyon naturel creusé par la rivière.

Le massif conserve les Forges des Salles, village sidérurgique fondé en 1622-1623 par Henri II de Rohan. Pendant plus de 250 ans, hauts-fourneaux et forges transformèrent le minerai local en fonte et fer grâce au charbon de bois et à l'énergie hydraulique.

L'activité cessa en 1877. Le village a été entièrement restauré et se visite aujourd'hui librement ou avec un guide.

Patrimoine Industriel : Henri II de Rohan, chef protestant breton, créa les Forges des Salles en 1622 pour mettre fin à l'exploitation anarchique du minerai local et organiser rationnellement l'extraction du fer, du bois et de l'eau. Maître de forges, ouvriers, charbonniers et mineurs formèrent un village complet dont la vie ouvrière des XVIIIe-XIXe siècles est aujourd'hui restituée.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Sainte-Brigitte (56) / Perret (22)
  • 🅿️ Parking : (48.2149, -3.1298) — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 3 700 hectares
  • ⏱️ Circuits : 2h à 4h selon itinéraire
  • 📸 Spot optimal : Gorges du Daoulas (belvédère)

📍 Sites Remarquables

  • Gorges du Daoulas — Canyon naturel aux parois abruptes
  • Lac de Guerlédan — Plus grand lac artificiel de Bretagne
  • Abbaye de Bon-Repos — Ruines cisterciennes du XIIe siècle
  • Forges des Salles — Village sidérurgique restauré, visitable

📸 Conseil Photo

Réalisez un panorama pour montrer toute l'ampleur des gorges. Prenez plusieurs clichés en décalant l'appareil, puis assemblez-les en post-production.

Forêt n°4
Forêt de Camors Morbihan Bretagne

Forêt domaniale de Camors, Morbihan, Bretagne. © Loïc Delplanque

🗿 Camors (Morbihan)

La forêt domaniale de Camors s'étend sur 648 hectares au nord du pays d'Auray. Accessible à tous, elle offre des sentiers faciles et des étangs calmes idéals pour les familles.

La forêt domaniale de Camors s'étend sur 648 hectares au nord du pays d'AurLe massif abrite plusieurs menhirs néolithiques dressés il y a environ 5 000 ans, qui marquaient probablement des territoires ou servaient de repères rituels. La forêt dispose d'infrastructures de loisirs complètes avec aires de pique-nique, jeux pour enfants et parcours d'accrobranche.

Patrimoine Mégalithique : Le Menhir Braz, surnommé "menhir de l'étoile", mesure 3,40 mètres. Non loin se dresse le Menhir Bihan, plus modeste avec ses 1,70 mètre. Classés monuments historiques en 1934, ils datent de 5 000 ans.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Camors, 56330 (Morbihan)
  • 🅿️ Parking : Site du Petit Bois — (47.8446, -3.0137) — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 648 hectares (forêt domaniale)
  • ⏱️ Circuits : 1h à 3h selon itinéraire
  • 📸 Spot optimal : Étang du Petit Bois (reflets matin)

📍 Sites Remarquables

  • Menhir Braz — Pierre levée de 3,40 m, classée monument historique
  • Menhir Bihan — Mégalithe de 1,70 m
  • Alignement de Cornevec — Cinquantaine de menhirs sur 250 m
  • Allée couverte de Lann Er Vein — Chambre funéraire néolithique
  • Étang du Petit Bois — Zone de loisirs familiale aménagée
  • Croix Tortorec — Croix ancienne en forêt

📸 Conseil Photo

Au lever du jour, les rives de l'étang et les hameaux se parent de reflets changeants. Tentez des compositions avec les premiers rayons filtrant à travers les arbres.

Forêt n°5
Forêt de Fougères Ille-et-Vilaine Bretagne

Forêt de Fougères, Ille-et-Vilaine, Bretagne. Photo Pixnio © CC0 (Domaine public)

🌳 Fougères (Ille-et-Vilaine)

La forêt domaniale de Fougères s'étend sur 1 584 hectares au nord de la ville, sur les communes de Landéan et Laignelet. Constituée principalement de hêtres centenaires, elle forme l'une des plus belles hêtraies bretonnes. Le couvert dense des vieux hêtres filtre la lumière et crée une ambiance méditative propice aux longues randonnées.

La Moins touristique que Huelgoat ou Brocéliande, elle offre une immersion authentique dans la nature. Durant la guerre de Vendée en 1793, la forêt servit de refuge aux insurgés royalistes lors de la bataille de Fougères.

Patrimoine Historique : La forêt fut théâtre de la bataille de Fougères le 3 novembre 1793, lors de la virée de Galerne pendant la guerre de Vendée. Les troupes royalistes s'emparèrent de la ville après des combats acharnés.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Landéan / Laignelet, 35133 (Ille-et-Vilaine)
  • 🅿️ Parking : Carrefour de Chênedet (D177) — (48.3948, -1.1736) — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 1 584 hectares (forêt domaniale ONF)
  • ⏱️ Circuits : 1h à 4h selon itinéraire
  • 📸 Spot optimal : Sentier de la Pierre Enfouie (sous-bois)

📍 Sites Remarquables

  • Sentier de la Pierre Enfouie — Circuit balisé de 5,5 km, 1h30
  • Hêtres centenaires — Arbres majestueux caractéristiques du massif
  • Base de loisirs de Chênedet — Étang, baignade surveillée l'été
  • Cordon des Druides — Alignement d'une dizaine de menhirs
  • Pierre Courcoulée (Pierre des Huguenots) — Mégalithe néolithique

📸 Conseil Photo

Les hêtres anciens diffusent une lumière douce et verte. Privilégiez les détails avec un objectif macro ou téléobjectif : écorces, racines, tapis de feuilles mortes.

Forêt n°6
Forêt du Cranou Quimerc'h Finistère Bretagne

Forêt du Cranou près de Quimerc’h, Finistère, Bretagne. Photo Wikimedia Commons © Fabien Ropars / CC BY-SA 3.0

🌲 Cranou (Finistère) — Forêt Domaniale du Cranou

La forêt domaniale du Cranou s'étend sur 627 hectares entre Hanvec et Le Faou, dans le Parc naturel régional d'Armorique. Le massif forestier global atteint 1 321 hectares en incluant les bois communaux et parcelles privées adjacentes, faisant du Cranou la plus grande forêt du Finistère.

Son altitude varie de 60 à 321 mètres. Moins fréquentée que d'autres forêts bretonnes, elle attire les amateurs de tranquillité. Traversée par le GR37, elle propose un circuit d'interprétation de 3 km et un arboretum forestier de 11 hectares.

⚠️ Attention : Depuis la tempête Ciaran, certains petits chemins ne sont plus accessibles et plusieurs ponts ont été détruits, rendant la traversée de la rivière difficile sans pont. La forêt reste magnifique et accessible aux chiens.

Légende de Saint Conval : Saint Conval, chassé du bois du Gars après avoir coupé des chênes du seigneur local, se réfugia dans la forêt du Cranou. Le nouveau seigneur l'autorisa à utiliser tous les arbres. En récompense, le saint déclara que dans la forêt du Cranou jamais le bois ne manquerait.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Hanvec / Le Faou, 29460 (Finistère)
  • 🅿️ Parking : Route de Rumengol (48.3158, -4.1010) — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 627 ha (forêt domaniale) / 1 321 ha (massif forestier total)
  • ⛰️ Altitude : 60 à 321 mètres
  • ⏱️ Circuits : 1h à 5h (GR37 + circuits balisés)
  • 📸 Spot optimal : Arboretum forestier (diversité d'essences)

📍 Sites Remarquables

  • Fontaine Saint-Conval — Inscrite monument historique (1956)
  • Calvaire Saint-Conval — 1627, kersantite, Roland Doré (seule la colonne centrale subsiste)
  • Circuit d'interprétation — 3 km balisé
  • Arboretum forestier — 11 hectares
  • Sentier GR37

📸 Conseil Photo

Collez-vous à la base d'un grand arbre et photographiez la cime en contreplongée : l'arbre domine l'image, accentuant sa verticalité.

Forêt n°7
Forêt de Beffou Côtes-d'Armor Bretagne plus haute forêt

Forêt départementale de Beffou, plus haute forêt de Bretagne, Côtes-d’Armor. © Loïc Delplanque

🌲 Beffou (Côtes-d'Armor) — La Plus Haute Forêt de Bretagne

La forêt départementale de Beffou s'étend sur plus de 630 hectares sur les communes de Loguivy-Plougras, La Chapelle-Neuve et Lohuec. Propriété départementale depuis 1951, c'est la plus haute forêt de Bretagne : elle abrite en son cœur le Pavé, point culminant du Trégor à 322 mètres d'altitude.

Gérée par l'ONF et classée espace naturel sensible, elle est dominée par les hêtres (son nom signifie "résidence des hêtres" en breton), avec chênes, châtaigniers et ifs centenaires. L'humidité constante et le couvert dense créent une ambiance particulière avec mousses luxuriantes et lumière tamisée. Le Sentier de Job permet de découvrir la faune et la flore sur 1,2 km.

Patrimoine Historique : La forêt abrite l'allée couverte du Brohet (18 mètres de long, l'une des plus longues de Bretagne), tombe collective du 3ème millénaire avant J.-C. Elle est traversée par l'ancienne voie romaine qui reliait Le Yaudet à Carhaix. Jusqu'au XVIIIe siècle, Beffou connut une intense activité métallurgique. Charbonniers et sabotiers y travaillèrent jusqu'au début du XXe siècle.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Loguivy-Plougras / La Chapelle-Neuve / Lohuec, 22780 (Côtes-d'Armor)
  • 🅿️ Parking : Croisement RD11 / allée forestière n°25 — Gratuit — (48.4911, -3.4807)
  • 🌳 Superficie : Plus de 630 hectares (forêt départementale)
  • ⛰️ Altitude : Point culminant à 322 mètres (le Pavé)
  • ⏱️ Circuits : 1h à 3h selon parcours
  • 📸 Spot optimal : Sentier de Job (ifs et mousses)

📍 Sites Remarquables

  • Sentier de Job — Circuit d'interprétation 1,2 km, 1h
  • Le Pavé — Point culminant du Trégor à 322 m
  • Allée couverte du Brohet — 18 m de long (tombe néolithique)
  • Ifs centenaires — Arbres sacrés des Celtes
  • Cabane du sabotier — Reconstitution historique

📸 Conseil Photo

Pour des macros aux bokeh pastels et doux, shootez en sous-bois le matin ou en fin de journée quand la lumière ambiante est faible. Utilisez une grande ouverture (f/2.8 à f/4) avec un objectif macro pour isoler mousses, champignons ou insectes du fond. Placez-vous près du sujet avec un arrière-plan éloigné de couleurs unies : les tons verts diffus des feuillages créeront des bulles de lumière oniriques. Évitez les reflets directs du soleil.

Forêt n°8
Forêt de Pontcallec rivière Morbihan Bretagne

Rivière de Pontcallec dans la forêt de Berné, Morbihan. Photo Wikimedia Commons © Lanzonnet / CC BY-SA 3.0

🌲 Pontcallec (Morbihan) — Forêt Domaniale de Pont-Calleck

La forêt domaniale de Pont-Calleck s'étend sur 541 hectares sur la commune de Berné. Ancienne propriété du marquisat de Pontcallec, elle devient propriété de l'État en 1963 et est gérée par l'ONF depuis 1966. Classée Natura 2000, elle occupe un plateau et des coteaux sur la rive droite de la rivière le Scorff, réputée pour ses truites, saumons et loutres.

Le sol granitique, acide et pauvre, abrite principalement chênes pédonculés, hêtres et châtaigniers. L'altitude maximale est de 164 mètres.

Patrimoine Historique : La vallée de Pontkalleg conserve les traces de l'ancienne seigneurie constituée en 1281. Le domaine abrite le château de Pontcalleck (privé, fermé en août), les chapelles Saint-Albaud et Sainte-Anne des Bois, les vestiges d'un hameau médiéval, ainsi que le site de l'ancien étang et les vestiges des anciennes forges qui exploitaient le bois local et l'eau du Scorff.

📍 Infos Pratiques

  • 📍 Localisation : Berné, 56240 (Morbihan)
  • 🅿️ Parking : Rond-point Maison Forestière près du Pont-Neuf (D110 & D204) — (47.9434, -3.3606) — Gratuit
  • 🌳 Superficie : 541 hectares (forêt domaniale)
  • ⛰️ Altitude : Maximale 164 mètres
  • ⏱️ Circuits : 1h30 à 4h (circuit de Pontkalleg 16,9 km)
  • 📸 Spot optimal : Site de l'ancien étang

📍 Sites Remarquables

  • Rivière le Scorff — Saumons, truites et loutres (Natura 2000)
  • Château de Pontcalleck — Propriété privée (fermé en août)
  • Chapelle Saint-Albaud — Patrimoine religieux
  • Chapelle Sainte-Anne des Bois — Édifiée en 1865
  • Hameau médiéval — Vestiges XIIIe siècle
  • Site de l'ancien étang — Paysage historique
  • Vestiges des forges — Activité métallurgique

📸 Conseil Photo

Filtre polarisant pour vos photographies sur la rivière.

🌲 Et Maintenant ?

Ces 8 forêts offrent le meilleur de la Bretagne. Du chaos rocheux d'Huelgoat aux hêtraies de Fougères, des légendes de Brocéliande aux gorges sauvages de Quénécan, chacune a son caractère propre. Choisissez votre forêt pour votre prochaine balade ou randonnée du week-end.

Si cet article vous a intéressé, découvrez également mes photographies sur la Bretagne.

📸 Découvrir Mes Photographies de Bretagne

❓ Questions Fréquentes

Quelle est la plus belle forêt de Bretagne ?

Brocéliande reste la plus emblématique avec ses légendes arthuriennes. Huelgoat impressionne par son chaos rocheux unique. Fougères séduit avec ses hêtraies majestueuses. Le choix dépend de vos envies : mystère, géologie ou nature sauvage.

Quelle est la plus grande forêt de Bretagne ?

La forêt de Brocéliande est la plus grande de Bretagne avec 9 000 hectares, située entre le Morbihan et l’Ille-et-Vilaine. La forêt de Fougères (1 600 hectares) est la plus grande forêt domaniale bretonne. Le Cranou (1 321 hectares) est la plus grande forêt du Finistère.

Quelle est la forêt légendaire de Bretagne ?

Brocéliande est LA forêt légendaire de Bretagne. Elle abrite le tombeau de Merlin, la fontaine de Barenton, le Val sans Retour et l’Arbre d’Or. Les récits arthuriens mentionnent cette forêt depuis le XIIe siècle.

Quel est le coin le plus sauvage de Bretagne ?

La forêt de Quénécan offre les gorges du Daoulas, un cadre sauvage et préservé. Beffou, la plus haute forêt bretonne, dévoile une ambiance quasi souterraine avec ses ifs centenaires et mousses denses. Cranou propose également des zones reculées et authentiques.

Quelles forêts sont adaptées pour une balade en famille avec enfants ?

Camors et Brocéliande proposent des circuits courts parfaits pour les familles. Huelgoat offre également des chemins accessibles avec le chaos rocheux fascinant pour les enfants. Évitez Fougères et Pontcallec (distances trop longues).

Quelle forêt choisir pour photographier des paysages bretons ?

Huelgoat pour les chaos rocheux, Brocéliande pour les ambiances mystérieuses, Fougères pour les hêtraies majestueuses, et Quénécan pour les gorges sauvages. Chaque forêt offre des compositions uniques selon la lumière et la saison.

Tempêtes en Bretagne : histoire, lieux, images et prévention

Tempêtes en Bretagne : histoire, lieux, images et prévention

Certaines des photographies présentes dans cet article sont disponibles à la vente en tirages limités , et ont été réalisées par Loïc Delplanque, photographe professionnel dans le Morbihan.

Introduction

Photographie d’une vague submergeant la digue du Conquet pendant la tempête Justine, prise par Loïc Delplanque

Photographie réalisée par Loïc Delplanque, le 30 janvier 2021, lors de la tempête Justine au Conquet. Une vague colossale s’écrase sur la digue.

Photos de tempêtes en Bretagne (édition limitée)

Ces phénomènes font partie du quotidien en Bretagne. Elles fascinent, inquiètent, sidèrent… Et alors qu’on finit parfois par ne plus y prêter attention, elles nous rappellent notre fragilité et interrogent notre lien à la nature.

Cet article revient sur la formation des tempêtes et celles qui ont marqué la Bretagne au fil des années.
Il aborde leurs conséquences sur le littoral, les risques accrus liés au climat, et la façon dont la région s’adapte face à l’érosion.

C’est un phénomène récurrent ici. La Bretagne est l’une des régions de France les plus exposées.

Située à la jonction de la Manche et de l’Atlantique, elle subit régulièrement les effets de dépressions très actives venues de l’Atlantique Nord. Vents violents, houle impressionnante, inondations ou coupures de courant : chaque hiver apporte son lot d’intempéries.

Ciaran, Lothar et d’autres événements marquants ont laissé des traces visibles sur le littoral, mais aussi dans la mémoire collective.

Outils Météo Tempêtes Bretagne : Suivi en Temps Réel

Smartphone affichant une alerte météo “Rainy Day” devant une fenêtre couverte de gouttes de pluie

Météo Bretagne

Calculateur de Force du Vent

Indiquez simplement la vitesse du vent : le calculateur affiche directement sa force sur l’échelle de Beaufort. Pratique pour mieux visualiser ce que signifie vraiment un vent à 70 km/h.

🌊 Tempêtes Historiques de Bretagne

Les événements météorologiques qui ont marqué la région depuis 1984

22-24 novembre 1984
🌪️Tempête de novembre 1984
Inondations, galets projetés, vents très violents
Zones : Landerneau, littoral breton
⚡ Jusqu’à 175 km/h
15-16 octobre 1987
💨Ouragan de 1987
Dévastation majeure, forêts détruites
Zones : Ouessant, Quimper, Finistère
⚡ 200 km/h (Ouessant), 187 km/h (Quimper)
25-26 janvier 1990
🌀Tempête Daria
Violente tempête hivernale
Zones : Belle-Île, Pointe du Raz
⚡ 176 km/h
3 février 1990
⛈️Tempête Herta
Deuxième plus forte tempête en 50 ans
Zones : Belle-Île, Pointe du Raz, Granville
⚡ Jusqu’à 170 km/h
26 décembre 1999
Tempête Lothar
Tempête du siècle (1ère vague)
Zones : Ouessant, Saint-Brieuc, Finistère
⚡ 184 km/h, 173 km/h
27 décembre 1999
🌊Tempête Martin
Tempête du siècle (2e vague)
Zones : Sud Bretagne, Loire-Atlantique
⚡ Vents violents
31 janvier 2021
🌬️Tempête Justine
Inondations, coupures, conditions extrêmes
Zones : Côte bretonne
⚡ Près de 150 km/h
1er-2 novembre 2023
💥Tempête Ciarán
Exceptionnelle, record historique
Zones : Pointe du Raz, Plougonvelin, Bréhat
⚡ 207 km/h (record)

Les tempêtes bretonnes naissent en Atlantique Nord, générées par des dépressions issues des écarts thermiques entre pôles et tropiques. Le courant-jet les dirige vers l’Europe, avec vents violents. La Bretagne, pointe occidentale de France, se trouve en première ligne face à ces phénomènes.

Depuis 1980, 182 tempêtes ont frappé la Bretagne, selon Météo-France. D’après Météo Bretagne, la moyenne est de trois par an. L’ouragan de 1987, avec ses vents à 216 km/h, reste gravée dans les mémoires. Des archives évoquent déjà un épisode majeur dès 1287.

7 tempêtes mémorables en Bretagne

Photo d’un ouragan vue de l’espace, illustration symbolique de l’ouragan de 1984
Photo satellite d’un ouragan, utilisée à titre symbolique pour illustrer l’ouragan de 1984.

novembre 1984

Les 22 et 23 novembre 1984, deux tempêtes ont frappé la moitié nord de la France et particulièrement la Bretagne. À cette époque, leur donner un nom ne se faisait pas encore en France ou en Europe.

La nuit du 23 au 24 novembre 1984 restera gravée dans les annales météorologiques bretonnes. Un épisode d’une rare intensité s’est abattu sur la région, provoquant d’importants dégâts et des inondations le long des côtes.

Les rafales ont dépassé les 150 km/h sur le littoral breton, avec des pointes allant jusqu’à 175 km/h par endroits.

Le centre-ville de Landerneau, dans le Finistère, s’est retrouvé sous les eaux. Les vagues déchaînées ont projeté des tonnes de galets sur les côtes, modifiant le paysage du littoral.

Ces vents extrêmes ont arraché des arbres, endommagé des bâtiments et perturbé les infrastructures.

Pour en savoir +

Ouragan d’octobre 1987

La tempête de 1987, surnommée l’« Ouragan de 1987 »,  a frappé la Bretagne et la Normandie avec une violence exceptionnelle, laissant une marque indélébile dans l’histoire météorologique de la région.

Un épisode météo hors norme

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1987, une dépression explosive a balayé le nord-ouest de la France, provoquant des vents d’une intensité exceptionnelle. En Bretagne, des rafales ont été mesurées à 200 km/h à Ouessant et 187 km/h à Quimper.

Mais c’est à Granville, sur la côte voisine, qu’a été enregistré le record absolu de 216 km/h – une valeur toujours invaincue à ce jour, même après le passage de Ciaran en 2023.

Elle a laissé une empreinte durable : un quart des forêts bretonnes a été détruit, des dizaines de milliers d’habitations ont été privées d’électricité, et les dégâts matériels ont été estimés à près de 23 milliards de francs à l’échelle nationale.

Illustration d’une tempête en Bretagne avec un phare dans la tourmente, des arbres déracinés et une maison endommagée

Cette infographie illustrée évoque les conséquences d’une tempête sur les côtes bretonnes.

Le paysage breton a été profondément modifié. “Le paysage ressemblait à un champ de ruines, comme à Verdun”, se souviennent certains habitants, frappés par l’ampleur des dégâts. (source La chaîne météo)

Malgré son intensité, le nombre de victimes est resté relativement limité en raison d’un passage nocturne et d’un faible coefficient de marée. Pour de nombreux habitants, cette nuit reste l’un des épisodes météorologiques les plus marquants du siècle.

Des dégâts considérables

L’impact a été dévastateur :

  • 15 personnes ont perdu la vie en France.
  • Les dégâts ont été estimés à environ 23 milliards de francs de l’époque, soit 3,5 milliards d’euros.
  • Près d’un quart des forêts bretonnes a été détruit.
Un phénomène météorologique exceptionnel !

Souvent qualifiée à tort d’ouragan, il s’agissait en réalité d’une dépression des latitudes moyennes, d’une intensité rare. Sa pression atmosphérique est descendue jusqu’à 948 hPa à Brest, un record depuis la création de la station en 1945. Sa vitesse de déplacement, environ 110 km/h, a contribué à amplifier les effets dévastateurs.

Un tournant dans la gestion des tempêtes

Cet événement climatique extrême a marqué un tournant dans la prise de conscience des menaces météorologiques en Bretagne et en Normandie.

Il a conduit à une amélioration des systèmes d’alerte et à une meilleure préparation face aux tempêtes.

Paradoxalement, dix ans après la catastrophe, le bilan forestier s’est avéré positif, avec un reboisement presque complet des zones détruites et l’apparition de 30 000 hectares de nouvelles forêts.

L’ouragan d’octobre 1987 reste gravé dans la mémoire collective comme un rappel de la puissance de la nature et de la nécessité d’une vigilance constante face aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Daria (25 et 26 janvier 1990)

Photo de la tempête Daria en 1990 : voitures roulant sur le Boulevard Barnaart dans une tempête de sable, vent force 12, vers Bloemendaal aan Zee et la Zeeweg

Daria en janvier 1990 : tempête de sable sur le Boulevard Barnaart (Pays-Bas), vent force 12. Fotopersbureau de Boer 

25–26 janvier 1990. La tempête Daria, qu’on appelle aussi Burns’ Day Storm, a lancé un hiver que bien des Bretons n’oublieront pas. Cette « bombe cyclonique » a frappé fort, avec des rafales mesurées à 176 km/h à la Pointe du Raz et une houle violente qui a secoué tout le littoral de la Manche à l’Atlantique (source : Wikipédia).

Et ce n’était que le début. Daria a ouvert la voie à une série impressionnante d’au moins dix tempêtes, parmi lesquelles Vivian, Herta et Wiebke, venues balayer les forêts, déstabiliser les réseaux électriques, et s’inscrire durablement dans les souvenirs de ceux qui les ont traversées (source : Wikipédia).

93 morts en six pays. Daria n’a pas seulement secoué les toits, elle a bouleversé des vies. On compte 45 décès au Royaume-Uni, 19 aux Pays-Bas, 10 en Belgique, 8 en France, 7 en Allemagne et 4 au Danemark. Un épisode brutal, dont les conséquences humaines ont marqué l’Europe (source : Wikipédia).

Herta (3 février 1990)

19/20 FR3 du 04 février 1990 - Tempête meurtrière sur la France - Tempête Herta - Archive INA

19/20 FR3 du 4 février 1990 – Herta, un épisode meurtrier sur la France.
Archive INA, disponible sur YouTube.

Herta a frappé la France en pleine journée, un passage peu courant pour ce type de phénomène.

Des vents dévastateurs

Ce fut la seconde plus forte tempête en 50 ans dans la moitié nord.

Dès 9 h, des vents extrêmement puissants ont balayé la Bretagne, atteignant 167 km/h à la pointe du Raz et 162 km/h à Belle-Île-en-Mer. Parallèlement, la Normandie a été touchée par des rafales allant jusqu’à 170 km/h à Granville.

En avançant dans les terres, les rafales ont atteint 133 km/h à Nantes (Pays de la Loire) et 151 km/h au Cap de la Hève, près du Havre en Seine-Maritime (Normandie). Herta a ensuite frappé l’Île-de-France, où les vents ont culminé à 158 km/h à Brétigny-sur-Orge.

Un bilan humain et matériel lourd

En France, 23 personnes ont perdu la vie ce jour-là. Parmi les régions les plus touchées, la Bretagne n’a pas été épargnée.

À Herbignac, un habitant raconte :

« Le vent soufflait à plus de 120 km/h en continu, avec des rafales à 140 km/h ; une énorme branche presque aussi large que la route est tombée derrière ma voiture… Ma femme tremblait de peur, et scrutait les vitres en espérant qu’elles résistent. » (source : infoclimat)

À Pipriac, un chauffeur routier a perdu la vie après la chute d’un arbre. Trois autres personnes ont été grièvement blessées par des baies vitrées soufflées en pleine tempête.

Les dommages matériels ont été importants : l’église de Brielles a perdu son clocher, des bâtiments ont été endommagés à Rennes, et des commerces ont subi des dégâts à Cancale et Vitré. Partout dans la région, de nombreux arbres ont été déracinés. (source : Ouest France)

Lothar et Martin (décembre 1999)

Photo après la tempête Martin de décembre 1999 à Angoulême montrant des arbres déracinés et des équipes de déblaiement

Dégâts à Angoulême, au matin du 28 décembre 1999, après la tempête Martin.
Nicolas Dessaux — Travail personnel

Lothar et Martin, qui ont frappé la Bretagne les 26 et 27 décembre 1999, ont marqué l’histoire de la région par leur violence exceptionnelle. Ces événements météorologiques ont été qualifiés de « tempêtes du siècle » en raison de leur intensité et de leurs impacts considérables.

Elles ont causé la mort de 140 personnes en Europe, dont 92 rien qu’en France.

Des forêts entières ont été détruites, des fermes gravement endommagées, et des toits arrachés. Le réseau électrique a subi de lourdes conséquences, laissant certaines villes, dont Rennes, sans courant pendant un moment.

Un accident dramatique faisant 4 victimes sur la RN12 vient rappeler la brutalité des événements. Plus de 150 000 foyers sans électricité, des secours débordés… Lothar n’a duré que quelques heures, mais son passage a laissé une région sonnée. Comme en témoigne cette vidéo.

Lothar a touché les côtes bretonnes le 26 décembre, apportant des vents d’une force extraordinaire.

Des rafales record ont été enregistrées :

  • 184 km/h sur l’île d’Ouessant
  • 173 km/h à Saint-Brieuc, constituant le record régional pour cet événement
  • 158 km/h à Pleyber-Christ

Les témoignages autour de Lothar sont nombreux, et disent tous la même chose : personne n’était prêt à une telle violence.

Dans la nuit du 26 décembre 1999, la Bretagne est frappée de plein fouet. Dans le Trégor, les habitants se réveillent au son des rafales, découvrant au petit matin des toitures envolées, des routes bloquées et des arbres à terre.

Martin a suivi le lendemain, le 27 décembre, affectant particulièrement le sud de la Bretagne.

Elle touche une zone plus au sud de la Bretagne que la première, mais avec une force semblable.

Elle impacte moins durement la région, mais la Loire-Atlantique subit d’importants dégâts, notamment dans ses forêts.

Le réseau électrique est une nouvelle fois touché, tandis que les estuaires et les côtes connaissent des inondations.

En Ille-et-Vilaine, les dégâts ont été nombreux, et cinq personnes ont perdu la vie : quatre dans un véhicule percuté par des arbres à Montauban, une autre à Boussac, après l’effondrement du toit de sa maison.

(sources : La chaîne météo) – Voir des photographies de tempêtes en Bretagne

Justine (30 janvier 2021)

Photographie d'une vague incroyable pendant la tempête Justine en Bretagne à droite et sa représentation encadrée à gauche

Le 30 janvier 2021, tempête Justine au Conquet. Une vague puissante se dresse, évoquant la silhouette d’un dragon. Photographie de Loïc Delplanque

Loïc Delplanque : « Lors de la tempête Justine, les vagues frappaient plus fort qu’à l’ordinaire. Ruisselant, j’allais repartir à la voiture quand il sortit des flots. Ce qu’il y a de beau avec les vagues, hormis la puissance qui émane d’elles, c’est l’imaginaire qu’elles suscitent. Certains y verront une simple vague, j’y vois un dragon sorti des mers. Et vous, que voyez-vous dans cette photo ? »

Justine a frappé la Bretagne le 31 janvier 2021.

Avec des vents atteignant près de 150 km/h, elle a provoqué des inondations, des coupures d’électricité et des dégâts matériels.

Les côtes bretonnes ont été violemment battues par des vagues impressionnantes. Les habitants ont dû faire face à des conditions météorologiques extrêmes, rappelant la vulnérabilité de l’homme face à la nature.

Ciarán (1ᵉʳ au 2 novembre 2023)

Tempête Ciarán : la Bretagne face à l'urgence climatique - Enquêtes de région Le Mag - France 3 Bretagne

Enquêtes de région Le Mag : Tempête Ciarán – la Bretagne face à l'urgence climatique.
Reportage diffusé sur France 3 Bretagne, présenté par A. Masteau.
Un an après la nuit du 1er au 2 novembre 2023, ce documentaire revient sur les conséquences humaines, économiques et climatiques de Ciarán dans le nord-ouest de la France.

Ciarán, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023, s’est distinguée par une violence exceptionnelle. Certains médias n’ont pas hésité à la qualifier de « tempête du siècle ».

Quatre personnes ont perdu la vie en France lors du passage de Ciarán. En Bretagne, un technicien d’Enedis est décédé à Pont-Aven, alors qu’il intervenait pour rétablir l’électricité.

Des vents d’une force extraordinaire

Ciarán a généré des rafales de vent d’une intensité rarement observée en Bretagne :

  • 207 km/h enregistrés à la Pointe du Raz dans le Finistère, établissant un nouveau record
  • 193 km/h mesurés à Plougonvelin, également dans le Finistère
  • 180 km/h relevés sur l’île de Bréhat dans les Côtes d’Armor

Même à l’intérieur des terres, les vents sont restés très violents :

  • 125 km/h à Rostrenen dans les Côtes d’Armor
  • 108 km/h enregistrés à Rennes en Ille-et-Vilaine
Des dommages importants

Les conséquences de Ciarán ont été dévastatrices pour la région :

 

  • De nombreux arbres déracinés et des toitures endommagées
  • Des routes coupées et des ports de plaisance dévastés
  • Environ 1,2 million de foyers privés d’électricité en France, dont une grande partie en Bretagne

Je suis allé sur la presqu’île de Perharidy, quelques jours après la tempête. Elle avait laissé des traces partout. Des arbres couchés par dizaines, les chemins barrés, les talus éventrés. Un spectacle de désolation.

 

On entend souvent parler des vents à plus de 200 km/h, des coupures de courant ou des dégâts matériels. Mais quand on est sur place, que l’on voit ces paysages familiers défigurés,  cela vous prend aux tripes. Chaque arbre au sol rappelle à quel point tout peut basculer en une nuit.

 

Ce jour-là, j’ai aussi appris que le hêtre de Ponthus, dans la forêt de Brocéliande, avait lui aussi été abattu. Un arbre emblématique, chargé d’histoires, de balades, de souvenirs pour beaucoup.

Statistiques marquantes

Quand on parle de tempêtes en Bretagne, on pense souvent au vent. Mais il n’y a pas que les rafales. Certaines données sont tout aussi impressionnantes

Vague s’écrasant sur un phare en Bretagne pendant une tempête

Illustration d’un phare breton face aux intempéries : quand la mer frappe sans relâche pendant un coup de vent hivernal.

Des vagues hors norme

Voici quelques chiffres records liés aux vagues observées ces dernières décennies sur les côtes bretonnes. Toutes ces hauteurs sont issues de mesures précises ou d’estimations fiables :

– 24,60 mètres. C’est la hauteur d’une vague enregistrée au phare de la Jument durant l’hiver 2017-2018.
Des capteurs installés sur place, associés à un système d’analyse d’images, ont permis de la mesurer avec précision. Quand on pense à l’isolement de ce phare en pleine mer, on imagine ce que l’on doit ressentir face à une telle masse d’eau, dans le bruit, le vent, et les embruns.
(Source : campagne de mesure sur le phare de la Jument, hiver 2017‑2018 – voir également fiche Wikipédia du phare)

– 21,1 mètres. C’est la hauteur d’une vague mesurée au large du Finistère pendant le passage de la tempête Ciaran, dans la nuit du 1er au 2 novembre 2023.

Cette valeur a été enregistrée près de la bouée des Pierres Noires, au sud d’Ouessant, le point le plus à l’ouest de la France métropolitaine.

La hauteur significative des vagues atteignait déjà 11,7 mètres, mais cette déferlante isolée a franchi les 21 mètres, soit l’équivalent d’un immeuble de six étages.

Une donnée impressionnante, qui rappelle la violence des phénomènes sur cette partie de la côte exposée aux grandes houles de l’Atlantique Nord.

Dans les terres aussi, l’impact a été brutal.

À Guingamp, Aurélie, 48 ans, raconte avoir été réveillée à 4 heures du matin par « un énorme bruit ». Un arbre dans son jardin s’est fendu en deux : « Ce n’est pas passé loin. À quelques degrés près, c’était la catastrophe… »

 

(Sources : La Chaîne Météo et Le Parisien via témoignage d’Aurélie)

– 23,60 mètres. C’est ce qu’a mesuré la bouée des Pierres Noires pendant la tempête Petra, au large de Molène, début février 2014.
Pendant plus de dix heures, les vagues sont restées au-dessus des 14 mètres. Une violence qui ne s’est pas arrêtée en mer.

À Lomener, Ambroise Le Floc’h raconte : « le vent dans les volets, avec les volets qui claquent beaucoup ; on entend la houle qui frappe la digue… ».

 

(Sources : Infoclimat, Le Point)

– 16 mètres. C’est la taille des vagues enregistrées à Ouessant et Belle‑Île‑en‑Mer pendant la tempête du 16  octobre 1987, poussées par une houle longue et puissante le long de tout le littoral breton.
Le niveau de la mer est monté de 1,7 m à Brest et au Conquet, malgré un coefficient de marée faible.

Vague s’écrasant sur un phare pendant une tempête
Un phare seul face aux éléments : la mer se déchaîne pendant la tempête.

Plusieurs habitants s’en souviennent encore :

« …Ma grand‑mère habitait à Cancale : sa maison tremblait sous les rafales, jusqu’à son lit. Même les vitres vibraient », raconte un membre d’Infoclimat, évoquant cette nuit où les « cannonnades » de vent faisaient rage et que tous les bateaux du port de Concarneau s’étaient retrouvés accrochés aux remparts.

 

Une nuit où la mer et le vent parlaient fort — et où toute la Bretagne a dû écouter.

 

(Sources : Wikipédia, Infoclimat)

– 17,7 mètres au-dessus du niveau de la mer – Phare de la Jument
Le 3 janvier 2018, au phare de la Jument à Ouessant, plusieurs vagues exceptionnellement hautes — appelées “scélérates” — ont été observées. L’une d’elles a atteint 17,7 mètres au-dessus du niveau de la mer, soit la hauteur de sa crête. La plus impressionnante, ce jour-là, a été mesurée à 24,6 mètres de creux à crête.

(Sources : Wikipédia)

Où observer les tempêtes en Bretagne ?

Les zones les plus exposées

La Bretagne fait partie des régions les plus exposées aux tempêtes, surtout sur ses côtes.

Des lieux comme la Pointe du Raz, Ouessant, la presqu’île de Crozon ou la baie du Mont-Saint-Michel subissent régulièrement des conditions extrêmes. Les vents violents, les fortes vagues, les marées exceptionnelles et les submersions s’y enchaînent à chaque saison.

Lors d’épisodes comme Ciarán, ces zones ont été particulièrement touchées. Certaines villes portuaires, comme Brest, Lorient ou Saint-Malo, essuient régulièrement des dégâts matériels importants.

Quant aux estuaires et aux zones basses, ils restent vulnérables aux inondations. Face à ces multiples dangers, les autorités rappellent l’importance d’une vigilance constante.

Le phare du Four

Photographie d'une vague submergeant le phare du Four sous un ciel de tempête à droite et sa représentation encadrée à gauche

Photographie prise le 29 janvier 2020 par Loïc Delplanque, le 30 janvier 2021, lors de la tempête Justine au Conquet. Une vague colossale s’écrase sur la digue, lors d’une violente tempête au large du phare du Four. Sa version encadrée est exposée juste à côté.

 

Le phare du Four, bien connu pour les vagues immenses qui viennent se fracasser contre ses murs lors des tempêtes. Allumé pour la première fois en mars 1874, il se situe entre la Manche et l’Atlantique.

Il est visible depuis le GR34 à Landunvez et Porspoder. Construit en quatre ans sur la roche du Four, il ressemble au phare des Pierres Noires. Ces deux phares jumeaux guident les marins dans le dangereux chenal du Four.

Au phare du Four, le spectacle impressionne autant qu’il inquiète. Ces phénomènes peuvent aussi être meurtriers.

Le 27 avril 1873, alors que la construction du phare n’était pas encore achevée, une « lame sourde » a fait chavirer un bateau transportant vivres et matériaux, causant la mort de trois marins.

Malgré les assauts répétés des éléments, le phare du Four a résisté aux conditions les plus extrêmes.

Sa construction robuste et sa position stratégique lui ont permis de tenir bon face aux caprices de la mer d’Iroise.

Certaines traces, pourtant, restent visibles : le 1er février 1904, la foudre l’a frappé, causant d’importants dégâts.

Aujourd’hui encore, le phare du Four reste un symbole de résilience face aux aux assauts des vagues.

La côte sauvage du Morbihan

Photo d'une vague submergeant une roche sur la côte sauvage du Morbihan à droite et son interprétation encadrée à gauche

Photographie prise le 21 octobre 2022 par Loïc Delplanque sur la côte sauvage du Morbihan. Une vague immense submerge un rocher au large.

 

La côte sauvage du Morbihan, avec ses falaises abruptes et ses plages isolées, est souvent exposée aux éléments déchaînés, particulièrement durant la saison hivernale.

Ces phénomènes météorologiques extrêmes se caractérisent par des vents puissants et des vagues impressionnantes qui façonnent le paysage côtier.

Les tempêtes sur cette côte peuvent générer des rafales dépassant fréquemment les 100 km/h, avec des records atteignant parfois 150 km/h lors des épisodes les plus intenses.

Ces vents violents, combinés à la topographie particulière de la côte, créent des conditions maritimes spectaculaires et dangereuses.

Les vagues générées par ces tempêtes peuvent atteindre des hauteurs considérables, parfois supérieures à 10 mètres.

Ces conditions extrêmes attirent souvent des curieux et des photographes, mais représentent un réel danger pour la sécurité des personnes et des infrastructures côtières.

Les autorités locales prennent régulièrement des mesures de précaution lors de ces événements, comme la fermeture de certains accès à la côte ou l’émission d’alertes à la population.

La Côte Sauvage du Morbihan vit aussi au rythme de ces phénomènes, parfois violents.

Tempêtes et climat : comprendre les enjeux

Illustration d’un bateau approchant un phare en mer

Illustration maritime – Un voilier navigue près d’un phare sous le soleil.

Le rôle du changement climatique

Le changement climatique se fait déjà sentir en Bretagne, avec un réchauffement de +1,4 °C depuis les années 1960. D’ici 2100, la hausse pourrait atteindre +4 °C.

Des années comme 2022, jugées très chaudes aujourd’hui, deviendraient alors des années plutôt fraîches.

Les sécheresses seront plus longues et plus intenses : les sols resteront secs un mois de plus, et leur intensité pourrait grimper de 47 %. À l’inverse, les pluies hivernales augmenteront de 14 %, avec des épisodes extrêmes plus fréquents (+9 à 44 %), ce qui augmentera les probabilités d’inondation.

Les rivières, elles, verront leur débit baisser de 37 % en fin d’été, allongeant d’un mois la période d’étiage (le moment où le niveau de l’eau est le plus bas).

Le niveau de la mer pourrait monter de 36 à 69 cm, rendant les submersions marines plus fréquentes.

L’océan Atlantique, plus chaud et plus acide, subira des vagues de chaleur marines plus souvent.

Et les feux de forêt pourraient gagner 25 jours par an de conditions favorables.
Un climat de plus en plus contrasté, entre pénuries d’eau et excès soudains.

Impact du réchauffement climatique sur les tempêtes

Les modèles climatiques prévoient un décalage des trajectoires vers le nord, avec des vents plus intenses en hiver.

En Bretagne, ce type d’évolution s’ajoute à d’autres effets du réchauffement climatique — élévation du niveau de la mer, vulnérabilité accrue des côtes, intensification des précipitations extrêmes. Les points suivants permettent d’en préciser les principaux impacts.

Illustration du réchauffement climatique avec la Terre assise sur un sol désertique sous un soleil écrasant

Réchauffement climatique – Illustration montrant la Terre en personnage, affectée par la sécheresse et la chaleur.

Réchauffement climatique : Depuis la fin du XIXe siècle, le niveau de la mer a augmenté d’environ 30 cm à Brest, selon les mesures marégraphiques disponibles. Cette hausse s’est accélérée au cours des dernières décennies, reflétant une tendance globale liée au réchauffement climatique.

Vulnérabilité côtière : Les zones basses du littoral breton, ainsi que certaines îles, sont particulièrement exposées aux risques de submersion marine. Des communes comme Treffiagat, dans le Finistère, ont dû procéder à la démolition de maisons menacées par l’érosion côtière et la montée des eaux.

Intensification des phénomènes extrêmes : Le réchauffement climatique entraîne une augmentation de la fréquence et de l’intensité des précipitations extrêmes, ainsi qu’une accélération de l’érosion côtière. Ces phénomènes sont observés en Bretagne, où les épisodes de fortes pluies deviennent plus fréquents et plus intenses.

Déplacement des trajectoires des tempêtes : Les modèles climatiques prévoient un déplacement vers le nord des trajectoires dans l’Atlantique Nord, ce qui pourrait modifier l’exposition de la Bretagne à ces événements. Cette évolution est liée aux changements dans les courants atmosphériques induits par le réchauffement global.

Impacts combinés sur les communes bretonnes : La montée du niveau de la mer, combinée à l’intensification des tempêtes, renforce les menaces pour de nombreuses communes bretonnes. Bien que le chiffre de 93 communes soit mentionné dans certains rapports, il est important de noter que l’exposition varie selon les localités et les mesures de protection mises en place.

En Bretagne, la montée du niveau de la mer, combinée à des épisodes météo de plus en plus violents, expose déjà plus de 130 000 habitants au risque de submersion marine.

Ce phénomène menace particulièrement les zones basses et les îles, avec des conséquences potentiellement graves pour les infrastructures et les populations locales.

Illustration montrant les différentes étapes de l’érosion côtière sur une falaise
Illustration en quatre étapes de l’érosion d’une falaise côtière, depuis la paroi initiale jusqu’à la formation d’une arche puis d’une aiguille isolée.

Érosion côtière : un phénomène amplifié par le changement climatique

La Bretagne, avec ses 2 470 km de côtes naturelles, est particulièrement exposée à l’érosion littorale.

Ce phénomène, déjà ancien, est aujourd’hui exacerbé par la montée du niveau de la mer et l’intensification des tempêtes, conséquences directes du réchauffement climatique.

Selon le Cerema, environ 9 % du littoral finistérien, soit 120 km, sont touchés par l’érosion, affectant principalement les côtes sableuses et meubles .

Les communes littorales bretonnes sont confrontées à des défis majeurs pour adapter leur urbanisme et protéger les infrastructures.

En réponse, la région Bretagne a adopté en février 2024 un document d’orientations pour aider les collectivités à intégrer les risques d’érosion dans leurs politiques locales d’aménagement, une première en France à cette échelle .

Illustration d’une femme arrosant un pot où une pièce en forme de dollar sort du pot
Croissance économique – Illustration utilisée pour évoquer les conséquences financières des tempêtes en Bretagne.

Conséquences économiques et environnementales

L’érosion côtière en Bretagne entraîne des impacts économiques significatifs.

Les dommages aux infrastructures, aux habitations et aux activités économiques telles que le tourisme et l’ostréiculture représentent des coûts importants pour les collectivités locales.

Par exemple, les tempêtes de l’hiver 2013-2014 ont causé des dégâts considérables sur le littoral breton, nécessitant des investissements substantiels pour les réparations et la mise en place de mesures de protection .

Sur le plan environnemental, l’érosion perturbe les écosystèmes côtiers, entraînant la perte de biodiversité et la dégradation des habitats naturels.

La disparition des dunes et des zones humides réduit la capacité naturelle du littoral à amortir les chocs liés aux marées et aux épisodes climatiques violents, augmentant ainsi la vulnérabilité des territoires.

Mesures de protection et d’adaptation du territoire

Les collectivités bretonnes mettent en place des stratégies de gestion intégrée du trait de côte (c’est-à-dire qu’elles prennent en compte l’ensemble du littoral, ses usages et ses évolutions naturelles), en misant sur la résilience naturelle des écosystèmes (leur capacité à se régénérer ou à s’adapter face aux tempêtes, à l’érosion ou à la montée des eaux).

Le partenariat Litto’Risques accompagne les collectivités finistériennes dans l’adaptation face aux évolutions du littoral.

En s’appuyant sur l’observation locale et la sensibilisation, il propose des solutions techniques aux communes vulnérables face à l’érosion.

Les tempêtes bretonnes, de l’ouragan de 1987 à Ciaran, révèlent une histoire marquée par des vents violents et des dégâts matériels.

Face à l’élévation du niveau de la mer et à l’intensification des phénomènes climatiques, la Bretagne adapte ses stratégies de protection, comme le partenariat Litto’Risques.

Comprendre ces enjeux permet de mieux anticiper les dangers, préserver les côtes et garantir la résilience d’un territoire où la nature, imprévisible, impose respect et vigilance.

Bretagne face aux tempêtes : un reportage de Thalassa

Vidéo Vivre avec la tempête en Bretagne - Thalassa
Vivre avec la tempête en Bretagne – reportage de Thalassa (France 3), publié début 2023

La Bretagne a toujours vécu avec les tempêtes. Elles font partie de son identité, de ses paysages, de sa mémoire collective.

Mais avec le réchauffement climatique, leur fréquence, leur intensité et leurs conséquences évoluent. Crues, submersions, vents extrêmes, houles impressionnantes… tout s’amplifie.

Observer, comprendre et anticiper ces phénomènes devient indispensable. Non pas pour céder à l’alarmisme, mais pour s’adapter — intelligemment.

Car chaque donnée, chaque relevé, chaque carte météo devient une petite boussole pour mieux vivre sur un territoire où la nature impose parfois ses règles.

Foire aux questions sur les tempêtes en Bretagne

Quelle est la plus forte tempête jamais enregistrée en Bretagne ?

La tempête du 15 octobre 1987 est souvent considérée comme la plus violente ayant touché la Bretagne. Des rafales de vent atteignant 200 km/h ont été enregistrées à Ouessant, causant d’importants dégâts matériels et forestiers.

Quelle a été la plus grosse tempête en France ?

Depuis 1980, la tempête Lothar, fin décembre 1999, est considérée comme la plus sévère ayant touché la France. Elle a balayé le nord du pays avec des rafales souvent supérieures à 140 km/h, de la Bretagne à l’Alsace.

D’autres tempêtes notables incluent Martin (décembre 1999), Klaus (janvier 2009), Xynthia (février 2010) et plus récemment Ciaran (novembre 2023), chacune ayant marqué les esprits par leur intensité et les dégâts causés.

Combien de tempêtes frappent la Bretagne chaque année ?

Le nombre de tempêtes touchant la Bretagne varie considérablement d’une année à l’autre.

Certaines années, la région peut être frappée par plusieurs tempêtes, tandis que d’autres années sont plus calmes.

Depuis 1980, plus de 180 événements ont été recensés sur l’ensemble de la région.

Quelles sont les zones les plus exposées aux tempêtes en Bretagne ?

Les côtes du Finistère, comme Ouessant, la Pointe du Raz ou Plougonvelin, figurent parmi les zones les plus exposées. La côte sauvage du Morbihan, Belle-Île et les îles bretonnes sont également régulièrement concernées.

Où habiter en Bretagne en 2050 ?

Il est difficile de désigner des zones absolument « sûres » en Bretagne en 2050, mais les zones basses du littoral sont les plus menacées par la montée des eaux. Des sites comme les îles Molène, Sein, les Glénan, et des parties du littoral autour de Morlaix pourraient disparaître.

Il est préférable de privilégier les zones situées à l’intérieur des terres et à une altitude plus élevée. Il est crucial de prendre en compte le risque d’inassurabilité de certains biens immobiliers, particulièrement en Bretagne Nord et sur les côtes méditerranéennes.

À quelle période surviennent le plus souvent les tempêtes en Bretagne ?

Les tempêtes touchent principalement la Bretagne entre novembre et mars, période correspondant à l’activité maximale des dépressions atlantiques.

Comment les tempêtes affectent-elles la pêche en Bretagne ?

Les tempêtes en Bretagne ont un impact significatif sur la pêche. Elles ont pu emporter des navires entiers, entraînant la perte de vies humaines, comme en témoigne l’histoire des Terre-Neuvas.

La tempête de 1930 est considérée comme la plus meurtrière du XXe siècle pour la marine en France. Plus de 200 marins-pêcheurs, principalement bretons, ont perdu la vie lorsque leurs dundees ont été pris dans une violente tempête au sud de l’Irlande.

Le changement climatique rend-il les tempêtes plus fréquentes ou plus fortes ?

Il n’existe pas encore de consensus scientifique sur une augmentation significative de la fréquence ou de l’intensité des tempêtes en Bretagne.

En revanche, certaines études suggèrent que les systèmes météo deviennent plus instables, avec des phénomènes parfois plus localisés ou intenses.

Que faire en cas d’alerte météo en Bretagne ?

Il est recommandé de rester à l’abri dans un bâtiment solide, de fermer les volets et les fenêtres, et de limiter les déplacements. Les objets extérieurs, les véhicules et les documents importants doivent être mis en sécurité. Il convient également de prévoir une lampe, une radio à piles, de l’eau potable et les traitements médicaux nécessaires. En cas d’alerte, suivre les consignes des autorités, éviter d’utiliser le téléphone pour ne pas surcharger les lignes, et ne pas prendre la voiture, même pour récupérer un proche.

Où s’informer pendant une tempête en Bretagne ?

Les sites de Météo-France, des préfectures et les réseaux sociaux officiels des collectivités locales diffusent des alertes et des consignes en temps réel. Les radios locales restent aussi un bon relais d’information en cas de coupure internet.

Épaves Bretagne : les plus beaux cimetières de bateaux

Épaves Bretagne : les plus beaux cimetières de bateaux

Ce qu’il faut savoir sur les épaves en Bretagne

En Bretagne, plusieurs sites permettent d’observer d’anciennes épaves de bateaux de pêche ou de commerce.

De la Rance à la rade de Brest, en passant par le Golfe du Morbihan, ces anciens ports, rivières et anses accueillent des cimetières marins accessibles à pied.

Cet article recense les principaux lieux à découvrir : les épaves du Diben à Plougasnou, avec l’ancien palangrier Kalinka, construit en 1964 par Michel Rolland ; les épaves du Port-Rhu à Douarnenez ; le site du Sillon à Camaret-sur-Mer ; les anciens navires désarmés à Landévennec dans l’anse de Penforn ; les vestiges de bateaux au Magouër à Plouhinec ; les carcasses visibles à Kerhervy à Lanester ; les épaves près de l’île Berder ; les belles épaves du Bono ; et enfin Quelmer-La Passagère avec l’Ondine et le Philippe-Martine.

Dans cet article, nous nous concentrerons uniquement sur les épaves en Bretagne échouées et visibles. La liste des sites présentés ici n’est pas exhaustive, mais reflète un choix personnel. Certaines des photographies de ces épaves sont disponibles à la vente en tirages limités (édition limitée).

Carte Interactive des Épaves Visibles en Bretagne

Cette carte regroupe les plus beaux cimetières de bateaux et épaves accessibles en Bretagne, classés par département. Explorez les points d’intérêt pour découvrir les détails de chaque site et planifier vos visites.

Les épaves du Finistère

L’anse du Diben

Photographie de l'épave du Kalinka avec encadrement - Idée déco originale
Photographie prise par Loïc Delplanque.

(suite…)

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