Leuchttürme Morbihan: Ein umfassender Führer zu den schönsten Sehenswürdigkeiten
GUIDE MORBIHAN
Phares du Morbihan : les plus beaux à voir et à photographier
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Le Morbihan est peut-être le département breton qui offre aux phares leur cadre le plus contrasté. D'un côté, le golfe du Morbihan — une mer intérieure presque silencieuse, aux eaux douces en apparence. De l'autre, la brutalité de la Côte Sauvage, les passes agitées entre Quiberon et Houat, et les falaises de Belle-Île battues par l'Atlantique.
Belle-Île-en-Mer concentre à elle seule trois phares. Goulphar domine de 92 mètres au-dessus de la mer. Les Poulains gardent la pointe nord-ouest de l'île. La Teignouse, au large, surveille le passage vers Belle-Île depuis 1845 — c'est le plus ancien phare actif du département. Plus à l'est, Port-Navalo marque l'entrée du golfe, et Pen Lan veille sur l'estuaire de la Vilaine.
J’ai le privilège de photographier ces magnifiques édifices depuis longtemps, souvent dans des conditions difficiles. À chaque fois, ils restent pour moi des sujets fascinants qui m’impressionnent. Suivez-moi dans cet article à la découverte de ces géants de pierre du Morbihan.

Was Sie sich merken sollten
Nombre
Une dizaine de phares
Le Morbihan compte une dizaine de phares maritimes principaux, auxquels s’ajoutent de nombreux feux et balises.
Belle-Île
3 phares
Goulphar, les Poulains et Kerdonis forment un triangle naturel autour de l’île.
Puissance
Goulphar
Perché à 92 m au-dessus de la mer, son feu porte jusqu’à 27 milles.
Geschichte
Port-Navalo
Sauvé de la destruction en 1944 par l’argument resté célèbre de l’ingénieur Le Net.
Zugang
Facilité
Plusieurs phares sont accessibles en voiture ou à pied, plus facilement que certains phares du Finistère.
Ambiance
Lumières
Une lumière souvent plus chaude en fin de journée, entre golfe et Atlantique ouvert.
Carte des phares du Morbihan
La carte ci-dessous permet de situer les phares du Morbihan avant de préparer votre parcours. Elle montre d'emblée la logique géographique du département : les trois phares de Belle-Île forment un triangle naturel autour de l'île, la presqu'île de Quiberon concentre deux autres sites au bord de la baie, et le reste de la côte s'étire vers l'est jusqu'à l'embouchure de la Vilaine.
En pratique, on ne parcourt pas le Morbihan en une seule boucle. Le plus simple est de consacrer une journée entière à Belle-Île, une demi-journée à la presqu'île de Quiberon, puis de longer la côte est vers Port-Navalo et Pen Lan.
La carte interactive se charge seulement au clic pour garder une page plus rapide.
Les phares de Belle-Île-en-Mer
Belle-Île-en-Mer est la plus grande île de Bretagne. Elle compte trois phares majeurs : Goulphar sur la côte ouest, les Poulains au nord-ouest et Kerdonis à l’est. Un circuit à vélo permet de relier ces trois sites.

Leuchtturm von Goulphar - Belle-Île-en-Mer
Mis en service en 1835 sur les plans d'Augustin Fresnel à Bangor, le phare de Goulphar est une double tour de granite de 52,25 m, perchée à 92 m au-dessus de la mer. Ses 247 marches mènent à une vue dégagée qui porte jusqu'à 27 milles. C'est l'un des phares les plus puissants de Bretagne.
Il abrite aujourd'hui une muséographie dédiée aux phares et balises, et sert de centre de télécontrôle pour les autres phares du Morbihan — Pen Lan est ainsi télécontrôlé depuis ici depuis 1995. Le phare de Goulphar est aussi au cœur d’un enjeu patrimonial actuel : à Bangor, une association créée en 2025 rassemble des Bellilois préoccupés par l’avenir de l’édifice et de ses abords. En savoir plus sur l’association Goulphare.

Leuchtturm von Poulains - Belle-Île-en-Mer
Inauguré le 15 septembre 1868 à la pointe nord-ouest de Belle-Île, ce phare de 18 m est construit sur un îlot naturellement séparé de l'île à marée haute. Autonome en énergie depuis l'installation de 32 m² de panneaux solaires photovoltaïques, il est aujourd'hui ouvert au public.
À la pointe des Poulains, le fort acquis par Sarah Bernhardt en 1894 fut l’un de ses refuges bellilois. Pendant près de trente ans, jusqu’en 1922, elle y passa ses étés et y accueillit plusieurs figures de son époque, face à l’un des paysages maritimes les plus saisissants de Belle-Île.

Phare de Kerdonis — Belle-Île-en-Mer
Mis en service le 1er juin 1879 à la pointe est de Belle-Île, ce phare est lié à l'un des actes de courage les plus connus de l'histoire des gardiens bretons. Le 18 avril 1911, le gardien Alexandre Matelot meurt subitement en service. Sa femme et ses enfants actionnent alors à la main le mécanisme partiellement démonté toute la nuit — sans formation, sans relâche, jusqu'au matin.
Cet acte fut salué par la presse nationale et internationale. Le chansonnier Théodore Botrel, qui célébrait la Bretagne maritime avec une précision documentaire rare pour l'époque, l'immortalisa dans une chanson.
Presqu'île de Quiberon et baie
La presqu'île de Quiberon et la baie qui la borde concentrent trois phares de caractères très différents. Port-Maria clôt la Côte Sauvage au sud. Port-Haliguen, aujourd'hui désactivé, fait face à Carnac depuis le port. La Teignouse, au large, marque depuis 1845 le passage entre Quiberon et l'île de Houat.

Phare de Port-Maria — Quiberon
Construit en 1892 au sud de la presqu'île de Quiberon, cette tour cylindrique blanche de 24,8 m à la lanterne verte marque la fin de la Côte Sauvage. Il est aujourd'hui cerné par les constructions de la ville et ne se visite pas.
Le phare accompagne depuis longtemps les transformations du port. Il a connu l’époque de la pêche, puis celle des liaisons maritimes et d’un quartier devenu plus animé, tourné vers les voyageurs. C’est sans doute ce qui lui donne aujourd’hui une place à part dans le paysage de Quiberon.

Phare de Port-Haliguen — Quiberon
Mis en service en 1856 à l'entrée de la baie de Quiberon face à Carnac, cette tour cylindrique blanche de 11,30 m à la lanterne verte a guidé les marins pendant plus de 110 ans avant d'être désactivée dans les années 1970. Sa maison de gardien abrite aujourd'hui un centre culturel. Le phare se visite lors des Journées du Patrimoine.
J’ai eu la chance de le découvrir de près en septembre 2025, à l’occasion d’une exposition d’une semaine à la Maison du Phare. Un habitant de la presqu’île m’a alors confié cette phrase, qui dit beaucoup de Quiberon : « À Quiberon, on n’y passe pas, on y vient. » Tout est là : le charme discret d’un lieu à l’écart, riche de trésors bien gardés, comme le phare de Port-Haliguen.

Phare de la Teignouse — Large de Quiberon
La Teignouse fait partie de l’horizon de Quiberon comme une évidence. Posé en mer dans le prolongement du Conguel, ce phare mis en service en 1845 veille sur la sortie de la baie depuis près de deux siècles.
Derrière cette silhouette familière se cache pourtant un phare novateur, qui servit de phare pilote en 1892 avant d’être automatisé en 1983. On ne le visite pas, mais il appartient pleinement à l’identité maritime de la presqu’île.
Golfe du Morbihan, côte est et îles
Cette zone est la plus dispersée géographiquement, mais elle regroupe quelques-uns des phares les plus ancrés dans l'histoire locale. Port-Navalo surveille l'entrée du golfe depuis 1895. Pen Lan marque l'embouchure de la Vilaine. Kernevest, éteint depuis 2012, garde la mémoire de quarante ans de présence féminine. Les Grands Cardinaux veillent au large de Hoëdic.

Leuchtturm von Port-Navalo - Arzon
Érigé à Arzon à l'entrée du golfe du Morbihan, ce phare cylindrique de 19 m a été mis en activité en 1895. En 1944, l'occupant envisageait de le dynamiter, comme il le fit avec tant de phares bretons. C'est l'ingénieur Le Net qui l'en convainquit — par un argument dont la force n'a pas pris une ride :
« Les phares n'appartiennent à personne car ils servent à épargner les vies des marins de toutes les nations. »
— L'ingénieur Le Net, 1944
Et le phare est encore là !

Phare de Pen Lan — Billiers
Construite en 1882 et mise en service en 1888 à l’embouchure de la Vilaine, sur la pointe de Pen Lan à Billiers, cette maison-phare de 17,93 m marque depuis longtemps l’entrée de l’estuaire. Depuis 1955, elle émet un feu à deux occultations toutes les six secondes, avant d’être automatisée en 1995 puis télécontrôlée depuis le phare de Goulphar à Belle-Île-en-Mer.
L’histoire du phare se raconte aussi à hauteur de femme. Sa dernière gardienne, Eulalie Le Marchand, y travailla jusqu’en 1995, date de l’automatisation du site. Elle veillait à l’entretien de l’optique, au bon fonctionnement du feu et à la surveillance de plusieurs balises voisines, comme Kervoyal ou la Basse-Bertrand. Cette présence quotidienne rappelle qu’avant l’automatisation, un phare ne reposait pas seulement sur la technique, mais aussi sur une attention humaine constante. À travers elle affleure toute une fin de monde, celle d’un métier patient, précis, invisible, mais si utile.

Phare de Kernevest — Saint-Philibert
Construit en 1855 à Saint-Philibert pour guider les navires vers La Trinité-sur-Mer, le phare de Kernevest a longtemps accompagné l’entrée de la rivière de Crac’h avant d’être éteint en 2012, son horizon s’étant peu à peu refermé avec les constructions et les arbres.
Anna Le Bail en fut la gardienne pendant quarante ans, de 1925 à 1965, dans la continuité d’une histoire familiale déjà ancienne autour du phare. Sa présence reste attachée au lieu, comme le souvenir d’un temps où ce petit phare vivait encore au rythme d’une veille quotidienne.

Phare des Grands Cardinaux — Large de Hoëdic
Le phare des Grands Cardinaux, au sud-est d’Hoëdic, signale l’approche de la baie de Quiberon. Classé monument historique en 2020, il doit aussi beaucoup à l’engagement d’une association locale qui s’est battue pour sa restauration et pour que ce « phare d’Hoëdic » retrouve toute sa place dans le paysage maritime.
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Les phares du Morbihan en résumé
Ce tableau récapitule les principaux phares du Morbihan, leur zone, leur accès et ce qui les rend uniques.
| Leuchtturm | Zone | Hauteur | Zugang | Besuchbar | Was ihn einzigartig macht |
|---|---|---|---|---|---|
| Goulphar | Belle-Île | 52,25 m | Ferry + île | Oui, musée | Double tour, 92 m au-dessus de la mer |
| Fohlen | Belle-Île | 18 m | Ferry + île | Ja | Sarah Bernhardt, 30 étés dans le fort voisin |
| Kerdonis | Belle-Île | Maison-phare | Ferry + île | Nicht | Geste héroïque de la famille Matelot (1911) |
| Port-Maria | Quiberon | 24,8 m | Route | Nicht | Fin de la Côte Sauvage |
| Port-Haliguen | Quiberon | 11,30 m | Route | JEP | Désactivé, centre culturel dans la maison |
| Teignouse | Large Quiberon | 16,35 m | Vue côte / ferry | Nicht | En service depuis 1845 |
| Port-Navalo | Golfe du Morbihan | 19 m | Route | Nicht | Sauvé en 1944 par l'ingénieur Le Net |
| Pen Lan | Embouchure Vilaine | 17,93 m | Route | Nicht | Télécontrôlé depuis Goulphar |
| Kernevest | Saint-Philibert | ~15 m | Route | Nicht | Éteint 2012, 40 ans de gardienne |
| Grands Cardinaux | Large Hoëdic | 27 m | Bateau | Nicht | Monument Historique 2020 |
Les hauteurs et dates mentionnées sont données à titre indicatif et peuvent être soumises à de légères variations selon les sources historiques disponibles.
Infos pratiques
Quelques repères pour organiser vos visites de phares dans le Morbihan, selon les zones et les saisons.
| Zone | Zugang | Meilleur moment | Conseil photo |
|---|---|---|---|
| Belle-Île-en-Mer | Ferry depuis Quiberon (environ 45–50 min) | Printemps, automne | Goulphar en lumière rasante du soir |
| Presqu'île de Quiberon | Route | Toute l'année | Port-Maria depuis la mer en hiver |
| Golfe du Morbihan & côte est | Voiture + sentiers GR 34 | Avril–septembre | Port-Navalo à marée descendante |
| Au large (Teignouse, Grands Cardinaux) | Ferry ou bateau | Été | Depuis le pont du ferry Quiberon–Belle-Île |
Itinéraire 2 jours — les phares du Morbihan
Un itinéraire simple pour combiner Belle-Île, Quiberon, le golfe du Morbihan et l’estuaire de la Vilaine en deux jours.
Jour 1 — Belle‑Île‑en‑Mer
Prendre le premier ferry depuis Quiberon (environ 50 minutes de traversée jusqu’au Palais). Arriver au Palais, rejoindre le phare de Goulphar à Bangor en voiture ou à vélo. Consacrer la matinée à la visite : découverte du site, montée aux 247 marches et vue à 92 m au‑dessus de la mer.
L’après‑midi, gagner la pointe des Poulains au nord‑ouest : l’îlot, les rochers, le premier plan naturel vers la maison‑phare. En fin de journée, route vers Kerdonis à l’est, lumière dorée sur la maison‑phare à l’extrémité de Belle‑Île. Nuit à Belle‑Île.
Jour 2 — Quiberon, golfe et côte est
Retour sur le continent par un ferry du matin. Matinée sur la presqu’île de Quiberon : phare de Port‑Maria au sud, à la fin de la Côte Sauvage, puis phare de Port‑Haliguen autour du port.
Puis cap sur le golfe : Port‑Navalo en milieu de journée, la pointe d’Arzon et les tourbillons à l’entrée du golfe à marée descendante. Terminer par Pen Lan à Billiers en fin d’après‑midi, avec la lumière du soir sur l’estuaire de la Vilaine.
FAQ
Combien y a-t-il de phares dans le Morbihan ?
Le Morbihan compte une dizaine de phares principaux. Belle-Île-en-Mer en regroupe trois à elle seule : Goulphar, les Poulains et Kerdonis.
Où trouver la carte des phares du Morbihan ?
La carte interactive de cet article localise tous les phares principaux du département, de Belle-Île jusqu’à l’embouchure de la Vilaine.
Quel est le plus beau phare du Morbihan ?
Goulphar, à Belle-Île-en-Mer, est le plus impressionnant par sa double tour de granite et sa position à 92 m au-dessus de la mer. Pour l’ambiance photographique, les Poulains offrent un cadre exceptionnel avec leur îlot et leurs rochers.
Peut-on visiter les phares du Morbihan ?
Goulphar se visite en saison avec sa muséographie. Port-Haliguen ouvre lors des Journées du Patrimoine. Les autres phares du Morbihan ne se visitent pas à l’intérieur, mais restent accessibles depuis les sentiers côtiers.
Quel phare du Morbihan photographier en priorité ?
Goulphar pour l’architecture unique de sa double tour. Les Poulains pour le paysage et l’histoire. Port-Navalo pour la lumière sur le golfe à marée descendante.
































